Pollution Urbaine

Divers éléments de vérité sur l'état de l'air que nous respirons, notamment à Paris

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Category: What's bad about

Tags: air, pollution, paris

Dans cet article, j'essaie de démêler le vrai du faux concernant la pollution urbaine et je m'intéresse aussi aux différents moyens de transport urbains.

Les polluants

Commençons tout d'abord par savoir de quoi l'on parle : les polluants. Quels sont les principaux polluants qui nous affectent chaque jour en ville et surtout quels sont leurs effets sur notre santé ?

Distinguons aussi les polluants primaires, émis directement par une source donnée, des polluants secondaires, résultant de l'interaction des polluants primaires dans l'atmosphère.

Airparif, qui est la référence en matière de qualité de l'air en Île-de-France, répertorie les principaux polluants dans un PDF extrêment bien fait ici. Voici un aperçu de ce PDF :

Tableau des principaux polluants
Principaux polluants répertorieś par Airparis.

Citons en quelques un, majoritairement trouvés en ville :

  1. Les particules fines PM10, PM2.5 et PM1 dont le diamètre est respectivement de <= 10, <= 2.5 et <=1 μm. Pour donner un ordre d'idée, un cheveux humain fait entre 50 et 70 μm de diamètre.

    Comparaison particules fines et cheveux
    Comparaison avec un cheveu.

    Les PM2.5 et 1 sont émises principalement par le chauffage et le transport routier (essentiellement le disel). Elles sont associées à une hausse de la mortalité et sont de surcroît cancérigènes. Elles sont considérées comme le «polluant atmosphérique le plus nocif pour la santé humaine en Europe», par l'Agence européenne de l'environnement (AEE) qui a récemment indiqué que 90% des urbains y étaient exposés au-delà des seuils recommandés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

  2. Les oxydes d'azote : le monoxyde d'azote NO (polluant primaire) et dioxyde d'azote NO2 (polluant secondaire), eux aussi émis par les combustions, dont le transport routier. Le NO est relativement peu dangereux. Le N02 est irritant et aggrave les crises d'asthmes.

  3. Le monoxyde de carbone (CO), qui lui aussi trouve sa source dans le chauffage et les gaz d'échappement des véhicules. Sa transformation en CO2 contribue à l'effet de serre. Pour l'homme, il devient dangereux à fortes teneurs (maux de têtes, vertiges, voire plus si exposition prolongée).

  4. L'ozone (O3), qui est un polluant secondaire créé sous l'effet du soleil, est irritant pour l'appareil respiratoire et augmente la mortalité.

  5. Le benzène, émis par le traffic routier, est notif et cancérigène.

  6. Le dioxyde de soufre (SO2), issu de la combustion fossile, c'est-à-dire chauffage et transport routier en partie, irrite les muqueuses, dont le système respiratoire.

Par ailleurs, la pollution urbaine serait liée à une forte détérioration des fonctions cognitives sur le long terme.

Ce que dit la loi

En mars 2019, la législation européenne recommande de ne pas dépasser les niveaux suivants :

Polluants Valeurs limites Seuils d'alerte Niveaux critiques
Dioxyde d'azote
(NO2)
En moyenne annuelle : 40 µg/m³.

En moyenne horaire :
200 µg/m³ à ne pas dépasser plus de 18 heures par an.
400 µg/m³ en moyenne horaire sur 3 heures consécutives.

Oxydes
d'azote
(NOx)

En moyenne annuelle (équivalent NO2) :
30 µg/m³ (protection de la végétation).
Dioxyde
de soufre
(SO2)
En moyenne journalière (pour la protection de la santé humaine) : 125 µg/m³ à ne pas dépasser plus de 3 jours par an.

En moyenne horaire (pour la protection de la santé humaine) : 350 µg/m³ à ne pas dépasser plus de 24 heures par an.
500 µg/m³ en moyenne horaire sur 3 heures consécutives.

En moyenne annuelle et en moyenne hivernale - du 1er octobre au 31 mars - (pour la protection de la végétation) : 20 µg/m³.

Particules fines de diamètre inférieur ou égal à 10 micromètres
(PM10)
En moyenne annuelle : 40 µg/m³.

En moyenne journalière : 50  µg/m³ à ne pas dépasser plus de 35 jours par an.
Monoxyde
de carbone
(CO)
En moyenne sur 8 heures : 10 000 µg/m³.
Benzène
(C6H6)
En moyenne annuelle : 5 µg/m³.


La France a adopté ces seuils européens pour sa propre réglementation. Le seuil d'information pour les particules fines est fixé à 50 µg/m³ en moyenne journalière. Cela signifie qu'à partir de 50 µg/m³, il y a un risque avéré pour la santé humaine. À partir de 80 µg/m³, le seuil d'alerte est franchi. Il s'agit là d'un seuil ayant de fortes conséquences sur la santé et/ou l'environnement.

La France et l'Europe fixent la valeur limite concernant les PM2.5 et inférieur à 25 µg/m³ en moyenne annuelle. Cette valeur limite vise à prévenir ou réduire les effets nocifs sur la santé humaine.

Comparaison avec les autres moyens de transport

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